This post was written by Djinda Gueye, who interned for 6 months at Dimagi’s office in Dakar, Senegal.  Her original version, written in French, can be found below.  

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Every time I explain to someone new that I created mobile phone applications, I receive a very surprised response, whether that person is a family member or part of my friend circle. Being able to create mobile apps without a degree in computer science is something very impressive, especially in today’s world in which almost everyone owns a smartphone and uses different types of apps to complete tasks everyday (e.g. check the weather, share pictures, communicate, or even learn a new language). Nevertheless, I always specify that developing applications on CommCare is very accessible to all, not only because it is simple to use, but also because of the support that is offered through the wiki pages and the communication with the developers – who most of the time answer in less than 24 hours. Any “dummy” can create a basic app in less than a month! The CommCare software, which is available online enables a person with no particular knowledge or training to create applications that can be used by healthcare workers to collect data but also serve as an educational platform for individuals living in rural areas. This is the case of the Social Apps initiative that was started by Dimagi in India.

The goal of Social Apps when they were first introduced was to promote women socially by giving them key information that would help them uplift their communities. In India, the Social Apps particularly focused on community workers and ASHAs (Accredited Social Health Activists) who undertake home visits in rural areas to assist future mothers during their pregnancy and do check-ups on newborns. These interactive apps, which contain a lot of important information especially concerning health are added to their work tools (their mobile phones!) and are in constant evolution, as they adjust to the users demand in app content and format. Today, Social Apps are targeting all types of communities who have difficulty receiving mainstream information. Creating an application directed at Senegalese populations was my main project during my internship at Dimagi’s regional office in West Africa. Starting from the already-existing Indian Social App, and using my knowledge on Senegalese culture and the challenges faced by most communities, I was able to create and test an application. This Senegalese Social App offers quizzes, lessons and stories concerning a diversity of topics like hygiene, sexuality, early marriage and is intended for all types of demographics. Communities such as Malem Hodar where the application was launched for the first time in Senegal lack access to the most basic information.

Social Apps are an innovative tool, which will enable adolescents in rural areas to find information about safe sex and avoiding STDs; it will also be a method for mothers to learn about family planning; and hopefully it will help convince fathers and community leaders to encourage the education of girls and keeping them enrolled rather than marrying them off at a young age. Social Apps can be a solution to numerous problems just by making the sharing of information easier. Moreover, there are no limits to the topics provided in the Social Apps, all information that interests is considered as important – the communities are the ones who choose what they would like to learn.

As a sociology student, I joined the Social Apps project with the goal to have an impact and help communities in need. I never imagined being able to have such direct contact with the populations through a phone application and although the Social Apps were only deployed on a small scale, I know they will positively influence people when making decisions. The members of the rural community where the Social Apps were tried out enthusiastically shared their interest and support concerning the project; they all saw the necessity of sharing this knowledge and the impact that the app could have after its official deployment.
This is to say that without being a programming expert or professional CommCare user, the intuitiveness of the software enabled me to gain qualifications I never thought I would have. This is the reason why I am talking about creating apps for dummies… because CommCare enables anyone to create mobile phone applications provided that he/she has access to a computer and internet. The site truly offers everyone the opportunity to participate in initiatives like Social Apps that are aimed at developing solutions for populations in need.


 

Comment créer des applications pour les nuls

Quand j’explique pour la première fois que j’ai créé des applications mobiles, je ressens immédiatement l’étonnement de mon interlocuteur, qu’il fasse parti de ma famille ou de mon cercle d’amis. C’est très impressionnant de pouvoir créer des applications mobiles sans formation en informatique surtout à une époque où nous avons presque tous un smartphone et utilisons des applications mobiles quelconques pour compléter de nombreuses tâches du quotidien (consulter la météo, partager des photos, communiquer ou même apprendre une autre langue). Pourtant, je précise toujours, presque immédiatement, que développer des applications avec CommCare est très accessible, non seulement dans la simplicité de son utilisation, mais aussi grâce au support qui est offert à travers les pages wiki et la communication avec les développeurs (qui répondent souvent en moins de 24h). N’importe quel « nul » peut réussir à créer une application basique en moins d’un mois ! Ce logiciel accessible en ligne permet à toute personne, sans formation particulière, de créer des applications mobiles qui pourront servir d’outil de collection de données à un agent de santé et lui faciliter la tâche ou être une plateforme éducative pour des individus en milieu rural, dont le cas des Social Apps, une initiative de Dimagi qui a débuté en Inde.

Le but initial des Social Apps à leur création a été de promouvoir les femmes socialement, en leur fournissant des informations clés pour leur permettre de développer leurs communautés. En Inde, les Social Apps se sont particulièrement concentrées sur les agents communautaires et travailleuses de première ligne qui entreprennent des visites à domicile en milieu rural pour assister les futures mères au long de leurs grossesses et s’assurer de la santé des nouveaux nés. Ces applications interactives qui contiennent beaucoup d’informations importantes concernant la santé en particulier sont ajoutées à leurs outils de travail (leurs téléphones !) et sont en évolution constante car elles s’ajustent à la demande des utilisateurs en contenu et format. Aujourd’hui les Social Apps ciblent tout type de communauté marginalisée en terme d’informations. En créer une destinée à des populations Sénégalaises a été mon projet principal lors de mon stage dans le bureau régional d’Afrique de L’Ouest de Dimagi. C’est donc en me basant sur l’application déjà lancée en Inde et en utilisant mes connaissances sur la culture et les maux Sénégalais, que j’ai pu, en moins de six mois, produire et tester une application visant divers types de populations et proposant des quizs, leçons et histoires concernant des sujets tels que l’hygiène, la sexualité, le mariage précoce, la nutrition, … etc. Des communautés comme Maleme Hodar où les Social Apps ont été déployées pour la première fois au Sénégal manquent fortement d’accès aux informations les plus basiques.

Les Social Apps sont un outil innovant qui permettra aux jeunes en milieu rural de s’informer et de prendre les précautions nécessaires pour éviter de contracter des IST, aux mères de familles d’espacer les naissances pour avoir des bébés en meilleure santé et qui convaincra pères de famille et chefs communautaires de garder les jeunes filles scolarisées au lieu de les échanger contre une dot. Ces applications ‘sociales’ peuvent être la solution à de nombreux problèmes juste en permettant un échange d’informations plus facile. Il n’y a aucunes limites par rapport aux sujets qu’elles incluent, car toute information qui intéresse est importante. Ce sont les communautés qui choisissent les sujets sur lesquelles elles aimeraient apprendre.

En tant qu’étudiante en Sociologie, je n’ai rejoins le projet des Social Apps qu’avec l’envie d’avoir un impact et d’aider des communautés dans le besoin. Je n’avais pas imaginé pouvoir avoir un contact si direct avec les populations grâce à l’application. Et bien qu’elle n’ait été déployée qu’à petite échelle, je sais qu’elle contribuera a plusieurs en situation de prise de décision. Les membres de la communauté où les Social Apps ont été essayées ont su partager leur intérêt et approbation par rapport au projet, tous on immédiatement vu la nécessité du partage de ces connaissances et l’impact que l’application pourra avoir après son déploiement officiel.

En somme, sans être une experte en programmation ou en utilisation de CommCare, son intuitivité m’a permis d’accéder à des qualifications que je n’aurais jamais cru avoir. Voici pourquoi je parle de création d’application pour les nuls… parce que CommCare permet à n’importe qui de créer des applications mobiles pourvu qu’il ait accès à un ordinateur et à internet. Le site offre vraiment l’opportunité à tous de participer à des initiatives comme celles des Social Apps qui contribuent au développement de solutions pour aider des populations dans le besoin.