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Le blog suivant a été écrit par Annette Fay à Aquaya , l’une des seules organisations du secteur de l’eau qui combine les innovations éprouvées de la science et de la technologie avec des programmes sur le terrain . Aquaya est un self-starter CommCare , ce qui signifie qu’ils ont conçu et mis en œuvre leur propre projet de CommCare sans aucun soutien de Dimagi . Le blog ci-dessous est sujet de leur expérience dans l’implémentation CommCare pour un projet d’eau au Sénégal .

Lorsque les agents de santé prélèvent des échantillons des points d’eau ruraux au Sénégal, quelles informations supplémentaires doivent-ils noter comme observation ? Rien à signaler n’est pas la bonne réponse. Surtout si le point d’eau en question n’est enregistré nulle part, ou s’il n’y a qu’une seule personne dans l’équipe d’échantillonnage qui connaît le chemin – et il y a tout un village qui en dépend pour survivre. Cela fut le message de Chef national de qualité de l’eau du Service National de l’Hygiène aux agents de santé dans notre formation sur une nouvelle application de CommCare qui facilite la collecte et la soumission des données des analyses des échantillons d’eau en temps réél. Le SNH est un de 26 participants dans 6 pays d’Afrique sub-saharienne dans un projet de recherche de 3 ans, Contrôle pour une eau sûre (Monitoring for Safe Water, ou MfSW en anglais), qui cherche à déterminer les défis des agences de surveillance de santé et les sociétés d’eau à analyser la qualité de l’eau. Analyser l’eau est une étape obligatoire dans le fournissement d’eau potable et se passe dans les coulisses régulièrement dans les pays développés. À l’Institut Aquaya, une organisation à but non-lucratif des chercheurs et consultants qui améliore l’accès à l’eau potable et l’assainissement dans les pays en voie de développement, on identifie les défis à analyser l’eau et on développe des stratégies pour les résoudre.

Un des défis qu’on a observé dans les programmes d’analyse de qualité d’eau parmi plusieurs de nos partenaires en Afrique sub-saharienne est celle de la gestion des données : même s’ils arrivent à faire des analyses, envoyer les résultats au bureau régional ou national nécessite le transport et beaucoup de temps du personnel. Le programme de suivi de la qualité d’eau de notre partenaire en Sénégal, le Service National de l’Hygiène (SNH) dans MfSW a eu beaucoup de succès depuis qu’il a commencé en août 2013. Ils ont exécuté 2575 analyses d’eau pour 5 paramètres dans 13 sous-brigades (l’unité du centre de santé la plus petite) – une quantité importante des données de la qualité d’eau à envoyer depuis dess régions ruraux isolées, à standardiser et à interpréter. Beaucoup des sous-brigades luttent pour emprunter un ordinateur d’un autre bureau gouvernemental afin d’envoyer les données par email au bureau national ou envoient des fiches de données avec des collègues qui voyagent par hasard au bureau régional.

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Pour adresser ce défi et bien d’autres, on utilise CommCare en tant que self-starter avec le SNH afin d’étudier si un outil TIC (technologie de l’information et de la communication) peut améliorer la gestion des données de la qualité d’eau recueillies des zones rurales au Sénégal. On a observé que les 13 sous-brigades notent des informations différentes sur les points d’eau quand ils prélèvent des échantillons (par exemple, des informations différentes sur les conditions sanitaires autours des points d’eau – ou rien du tout). Notre objectif était de créér une application qui correspond à leurs pratiques de collecte de données existants tout en standardisant la collecte des données pour le rendre utile aux sous-brigades, les bureaux régionaux et nationaux. On a choisi CommCare comme plateforme mobile selon l’expérience de notre personnel avec Open Data Kit (ODK), la convivialité de la conception et la construction d’une application, et les options d’appuie et aide que CommCare propose. SNH est enthousiaste pour le projet car ce serait la première fois qu’ils puissent cartographier tous les points d’eau qu’ils contrôlent et l’application organisera mieux leur gestion de données. Jusqu’à présent, les sous-brigades au Sénégal rural ont envoyés leur données sur la qualité de l’eau une fois par mois au chef régional qui le transmet au niveau national. Tout le suivi qui a été fait avec les sous-brigades par le national a été fait par téléphone et il n’y a que peu de communication entre le bureau national et les sous-brigades.

Comment a-t-on travaillé avec le SNH pour créer notre application CommCare ? Après avoir passé du temps sur le terrain afin de vérifier qu’on comprenne les pratiques existantes, on a lu tous les travaux pratiques de CommCare pour apprendre le système et on a développé notre questionnaire à base du modèle fait par CommCare. Ensuite on a utilisé ce questionnaire pour créer une version préliminaire de l’application en français et pour réviser le contenu des formulaires avec le personnel du bureau national du SNH. On a formé les quatre sous-brigades de seulement une région du Sénégal à manipuler CommCare pour la soumission de leurs données de contrôle de la qualité de l’eau. Dans notre programme, on utilise le caractéristique ‘gestion des dossiers’ du CommCare – chaque échantillon est un dossier, suivi dans quatre formulaires : 1) les informations de base sur le point d’eau lors du prélèvement des échantillons (y compris les coordonnées GPS et des informations sur les conditions sanitaires du point d’eau) ; 2) les paramètres physico-chimie de l’échantillon si les analyses sont faites dans le bureau (au lieu de sur le terrain) ; 3) les résultats des analyses microbiennes le lendemain du prélèvement ; et 4) les actions menées par les agents en réponse à la qualité de l’eau de l’échantillon. On a modifié le contenu de nos formulaires plusieurs fois selon le feedback des agents de sous-brigades au cours de la formation et les premiers jours d’essais sur le terrain. On a trouvé CommCare facile à manipuler pour le développement d’une application et le personnel de Dimagi prêt à nous répondre à travers les listes de distribution (et par email) quand on n’a pas trouvé de solution aux problèmes qu’on a rencontrés.

La formation qu’on a donnée a été composée de deux jours en salle où on a expliqué comment un téléphone Android marche, le contenu dans les formulaires et comment manipuler l’application. On a insisté sur des séances en petits groupes afin que les 35+ participants pouvaient pratiquer ce qu’on venait d’apprendre tous ensemble. On a créé des identifiants et des mots de passe pour ceux qui ont un téléphone Android et qui voulait pratiquer l’application CommCare davantage. Après la formation en salle, on a visité chaque sous-brigade pour une demi-journée où on a accompagné les agents pendant qu’ils utilisaient l’application pour la première fois pour enregistrer les données d’échantillonnage de deux échantillons.

Actuellement on est dans la phase pilote dans une région au Sénégal et on compte sortir le programme dans deux autres régions dans les semaines à venir. On est en train de développer l’application selon les réactions des agents du SNH qui l’utilisent et on est encouragé par leur désir de développer une application CommCare pour des autres aspects de leur travail. On compte transférer la gestion du projet au SNH en décembre 2014 et à ce moment-là ils pourront décider combien d’appuie ils auront besoin et qu’ils pourront payer de Dimagi.

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